3 mai 2012

Enjeux de la chaîne logistique

Les modèles traditionnels de stratégie se sont complexifiés avec le développement de la concurrence mondiale. D'une approche dichotomique de l'avantage concurrentiel : domination par les prix (et donc les coûts) ou différenciation, nous sommes entrés dans l'ère du prix et de la différenciation.
Il faut maintenant être «bon partout », dans tous les domaines prix, qualité, délai, flexibilité, niveau de service.

Les prix / les coûts

La pression permanente sur les prix oblige les producteurs à améliorer régulièrement leur productivité et à revoir leur organisation industrielle. Cette tendance les a amenés à agir sur tous les coûts qu'ils soient directs usine (main d’œuvre, machines, ... ), indirects usine ou frais généraux siège.

La qualité des produits

La qualité n'est plus vraiment un objectif dans la mesure où elle se présente comme un pré-requis pour pouvoir être compétitif. L'unité de mesure utilisée reflète bien les progrès réalisés dans ce domaine : du pour-cent, le niveau de qualité est passé au «pour mille» puis plus récemment au PPM (pièces défectueuses par million). La question ne se pose plus sous la forme du niveau de qualité à atteindre mais plutôt du coût pour y parvenir.

Le délai

Le délai se définit comme le temps s'écoulant entre la demande du client et la réception du produit commandé. Dans l'entreprise, industrielle ou non, pour l'utilisateur, il est plus souvent perçu comme le temps entre la constatation du besoin et le moment où il peut commencer à l'utiliser. Cet écart intègre des opérations réalisées par le fournisseur (préparation de la commande, expédition, etc.) mais également des tâches internes (constatation du besoin, contact avec le service Achats, passation de la commande, puis réception et contrôle).

La flexibilité

La flexibilité, ou capacité à réagir à des variations de la demande, se présente sous deux aspects : volume ou mix-produits.
Le premier indique la capacité de l'entreprise à s'adapter aux variations de la demande en quantité. Par exemple à un contrat de 10 000 pièces par semaine, correspondront des livraisons moyennes journalières de 2 000 pièces +/- 15% selon le souhait du client.
Le second précise le délai nécessaire, lorsque l'on a prévu de fabriquer un produit donné (ou une séquence de produits différents), pour modifier son plan de fabrication, réorganiser son processus et passer à un autre article (ou à une autre séquence).

Le niveau de service

Nous entendons par niveau de service la probabilité de satisfaire la demande dans un délai donné. Si le concept se comprend aisément, son application pose quelques difficultés, en particulier dans le choix des variables. Faut-il en effet comparer les livraisons effectuées au nombre total de livraisons, ou plutôt choisir le nombre de lignes de commandes, les tonnes ou encore le chiffre d’affaire ? Naturellement, 95% sur les tonnes n'est pas identique à 95% sur le nombre des lignes de commande...

Aux critères traditionnels, prix, qualité, délai, flexibilité et niveau de service, sont venus s'adjoindre plus récemment les risques et le potentiel de progrès.

Les risques

À l'heure où la technologie permet tout ou presque, on ne supporte plus le moindre risque : le retard, l'erreur, la panne, la faillite du fournisseur, etc. deviennent de plus en plus inadmissibles. Le fonctionnement en juste-à-temps de bon nombre d'entreprises n'a fait qu'accroître cette peur de l'aléa.
Le niveau ou coefficient de risques est alors devenu un des indicateurs à suivre, pour l'entreprise elle-même mais aussi pour la société cliente, dans le cadre de la sélection et de l'audit de ses fournisseurs.
On analyse ainsi successivement les risques potentiels externes provenant du marché, de la concurrence, des changes, de la législation, etc., et les risques internes liés à l'organisation, la technologie utilisée, le niveau de la main-d’œuvre, la gamme de produits et son renouvellement.

Potentiel de progrès
Le potentiel reprend des éléments subjectifs et objectifs, permettant de juger des possibilités d'amélioration de la performance de l'entreprise : climat social, âge moyen du personnel, ancienneté, organisation en ateliers technologiques, communication dans l'entreprise, existence de groupes de travail, etc.

Après avoir optimisé leurs différentes fonctions séparément production puis distribution et plus récemment achats), les entreprises ont pris conscience que l'amélioration de leurs performances passait nécessairement par l'intégration et la vision globale de leurs processus. Le concept de logistique puis plus récemment de Supply Chain a permis d'atteindre cet objectif.


les différentes organisation de logistique en aval

l’entreposage :

L’existence d’entrepôts dans le réseau de ditribution se justifie par de nombreuses raisons. Dans tous les cas, la fonction entreposage représente un poste important dans le bilan de l’entreprise. Ses performances et ses coûts doivent être suivis en permanence.

le circuit des produits

Dès son arrivée dans le magasin ou l’entrepôt, la marchandise est réceptionnée selon un processus qui varie peu d’une entreprise à l’autre :
- déchargement du camion ou du wagon au moyen de divers engins,
- contrôle de la réception, de conformité quantitatifs et qualitatifs,
- détermination de l’emplacement où la marchandise va être stockée,
- transfert jusqu’à l’emplacement de stockage,
- déclaration de l’entrée en stock,
- préparation des commandes,
- contrôle des sorties,
- emballage,
- manutention et préparation des livraisons,
- chargement des camion ou wagons.


    les différents systèmes de stockage

Le stockage de produits se fait à l’aide de matériel de stockage adapté aux produits mais aussi du type de gestion dans l’entrepôt.
L’entrepôt lui même peut être en une seule partie, ou bien divisé en deux. Une partie réserve et sortie des palettes complètes et une partie « picking » ou prélèvement unitaire qui sera approvisionnée régulièrement par les caristes et qui servira à la préparation des commandes unitaires.

Il existe deux grands principes d’organisation des emplacements de stockage :
- l’affectation : chaque référence est affectée à un emplacement, cet emplacement lui sera toujours résevé. C’est une méthode facile à mettre en place qui convient aux petits entrepôts mais qui fait perdre beaucoup de place dès que l’entrepôt commence à être important.
- La deuxième méthode consiste à banaliser les emplacements. C’est l’ordinateur qui choisit l’emplacement du produit que l’on vient de recevoir.


les coûts d’exploitation

La fonction entreposage nécessite des investissemnts importants en bâtiments matériel de manutention, s’amortissant sur des périodes assez longues.
Le coût d’exploitation d’un entrepôt se composent principalement : des amortissements, des frais financiers, des salaires et des charges, du chauffage et l’éclairage.



l’optimisation du système de distribution

    la structure des réseaux de distribution et leur implication sur l’organisation

Dans le cadre de sa stratégie commerciale, l’entreprise a définie la manière dont elle entendait être présente sur les marchés cibles : avec une structure légère (grossiste, agent ou société de gestion à l’export) ou une structure lourde (implantation commerciale ou de fabrication). Les schémas logistiques sont alors différents.


    localisation des dépôts

Dans le cas de la localisation d’un entrepôt unique, l’entreprise doit rechercher la localisation qui lui permettra de minimiser l’ensemble de ses coûts. Le coût total de distribution se décompose en trois postes :
- le transport des usines à l’entrepôt puis de l’entrepôt aux clients,
- l’entreposage manutention et stockage
- l’immobilisation financière due au stock.

Sur un plan national, la localisation de l’entrepôt central dépend principalement des coûts de transport. Les livraisons de l’entrepôt central aux clients correspondent souvent à des lots de taille bien inférieure à celle des véhicules donc à un coût élevé à la tonne. En revanche, les approvisionnements en provenance des usines s’effectuent par grandes quantités donc à un coût plus faible par tonne.
Par détermination du barycentre d’un ensemble de clients à livrer, on obtient un résultat qui est une première approximation de la zone géographique d’implantation. L’entreprise doit ensuite chercher dans cette région les terrains disponibles pouvant convenir, en fonction de l’accès routier, ferroviaire…

Dans le cas de réseaux à plusieurs dépôts, le problème se pose de manière beaucoup plus complexe, car il faut définir le nombre de dépôts et leur localisation. Certains coûts décroissent avec l’augmentation du nombre de dépôts : transport dépôt-client par exemple. D’autres par contre augmentent : entreposage et manutention, traitement de l’information…
Il faut modéliser le problème pour trouver la solution optimale.

    l’affectation usines/dépôts

Ce problème se pose quand plusieurs usines peuvent approvisionner un même dépôt ou lorsque plusieurs dépôts peuvent livrer un même client.

Les entreprises ont fortement diminuées le nombre de dépôts, les grandes entreprises ont actuellemnt rarement plus de 5 entrepôts, ce qui a permis de faire de nombreuses économies.
La diminution du nombre d’entrepôt n’a été possible que grâce à l’amélioration des communications et du partenariat entre les entrprises. De plus, l’intégration des systèmes d’informations permet également de diminuer les stocks nécessaires et donc le nombre et la taille des entrepôts (E.C.R., E.R.P.), mais fait augmenter le nombre de livraisons pour un même site.

2 mai 2012

Lexique du transport aérien de voyageurs

 
  
Abonnement Intéressant pour ceux qui voyagent beaucoup sur une ou plusieurs lignes. Abonnement nominatif ou de société, en classe Eco ou en Business, sur une ligne ou plusieurs, les compagnies proposent de plus en plus facilement ce type de formule.
Animaux domestiques Lorsqu'ils ne pèsent pas plus de 5 kg, ils peuvent rester normalement en cabine transportés dans un panier. Plus gros, ils voyagent en soute dans des boîtes conditionnées. La plupart du temps les animaux sont soumis à un tarif spécifique. Malgré tout, ils ne sont pas systématiquement acceptés par tous les transporteurs.
Annulation du vol  les dispositions règlementaires
 
Il n'y aura pas d'indemnités si les passagers sont informés plus de deux semaines avant le départ prévu, ou encore s'ils sont placés sur un autre vol à une heure proche de l'horaire prévu. Sinon, depuis 2005, c'est l'indemnisation prévue en cas de surbooking qui s'appliquera.
Appareils électroniques Pour des raisons de sécurité (brouillage des systèmes de navigation), l'utilisation de baladeurs, magnétophones, etc, est interdite lors du décollage et de l'atterrissage. En vol, il convient de se conformer aux instructions du personnel de cabine.
Assurances et assistances
 
Plusieurs catégories plus ou moins incluses et plus ou moins obligatoires selon les agences.
 
Assurance bagages : garantie contre la perte, le vol ou les dommages.
 
Assurance annulation/modification : permet d'être remboursé (moins souvent une franchise et les frais généraux) en cas de renoncement à son voyage ou de changements de date, de parcours et parfois de nom dès lors que le motif est prévu par le contrat.
 
Assurance/assistance rapatriement : remboursement ou intervention en cas de problèmes une fois sur place. Très souvent, on dispose déjà de tels contrats compris dans les mutuelles, cartes bancaires, etc.
Contrairement à ce que disent certains voyagistes, légalement, aucune n'est obligatoire lors de l'achat d'un vol sec.
Les assurances et assistances font partie des éléments de coût du billet d’avion
Bagages Bagages cabine : Théoriquement un seul bagage accepté dont les dimensions cumulées n’excède pas 115 cm. Au delà, la compagnie est en droit d'exiger le dépôt en soute.
 
Bagages en soute : Le poids normalement autorisé est de 20 ou 23 kg par personne (15 sur certains charters, 30 ou 40 en classe Affaire ou en Première). Pour le surplus, le coût du kilo supplémentaire est de 1,3 à 1,5 % du tarif classe Économique pratiqué sur la destination. Le tarif bébé ne donne pas droit à cette franchise bagage. Un autre système est en vigueur notamment aux États-Unis.
 
Bagages perdus : En cas de perte définitive (10 % des cas), les bagages sont remboursés par le transporteur sur la base de 20 US $/kg (restent les assurances). A ce sujet, ne pas oublier d'apposer une étiquette avec ses coordonnées sur tous ses bagages. Dans la pratique, il est impératif de signaler immédiatement la perte auprès du service bagages du transporteur ou de l'aéroport afin de remplir un imprimé spécial qui permettra d'entreprendre les recherches et servira à la réclamation.
Caractéristiques de vol En vols réguliers, n'importe quelle agence peut à tout moment vous indiquer les caractéristiques de vol (aéroports, durées, escales, etc.), contrairement aux charters pour lesquels il faut parfois attendre le dernier moment même si depuis 2005 les voyagistes ayant affrété un charter sont obligés d'indiquer au moins le nom de la compagnie lors de l'achat du billet
Commandant de bord Il est le seul maître à bord et a autorité sur toutes les personnes embarquées. La Loi l'autorise d'ailleurs à débarquer tout passager, animal ou cargaison pouvant présenter un danger pour la sécurité ou le bon ordre à bord.
Compagnies aériennes A distinguer, les compagnies régulières et les non régulières. Les premières ont pour vocation d'exploiter des lignes passagers ou fret de manières continues alors que les secondes travaillent en "ponctuel" comme les compagnies charters ou d'aviation d'affaires.
Conditions de paiement (en agences) En règle générale, jusqu'à 30 jours d'un départ, il est demandé à titre d'arrhes de 25 à 35% du montant global du voyage, puis le solde complet à J-30. Pour une inscription après J-30, c'est la totalité du billet qui doit être payée. A savoir aussi que pour des réservations de dernières minutes (J-3, voire J-7) une majoration peut parfois être demandée. Enfin, à 15 ou 21 jours d'un départ, beaucoup d'agences n'acceptent que des paiements par carte ou en liquide.
Conditions de vente Très variables selon les compagnies et les voyagistes. Le plus important demeure de bien regarder quelles sont les conditions d'annulation et de modification du billet, de même que tout ce qui se rapporte aux assurances.
Convention de Varsovie Détails au dos de chaque billet d’avion. La convention de Varsovie concerne la responsabilité des transporteurs. Il est stipulé qu'une compagnie est présumée responsable en cas de dommages sur les biens et personnes transportés. Cette responsabilité ne peut être levée que s'il est apporté la preuve que celle-ci a pris toutes les mesures nécessaires pour éviter le dommage ou qu'il était impossible de les prendre.
Convocation des voyageurs Généralement le voyagiste convoque ses clients, à l'aéroport, deux heures avant le décollage.
Couple Pour certaines liaisons régulières intérieures et plus rarement vers l'étranger avec quelques transporteurs, il existe des réductions couple. Il n'est pas nécessaire d'être marié pour bénéficier de ces réductions; le concubinage étant également reconnu. Dans tous les cas, la présentation de pièces justificatives est exigée à l'achat du billet. D'autres réductions catégorielles sont proposées sur le même principe aux retraités, familles, jeunes et étudiants.
Couvre feu Certains aéroports peuvent être fermés pendant quelques heures chaque nuit afin de préserver la tranquillité nocturne des riverains. En cas de retard d'un vol, si celui-ci est amené à atterrir pendant ce couvre feu, l'avion peut être alors détourné sur l'aéroport le plus proche (mais c'est quand même rare). Dans ce cas, la compagnie doit alors prévenir les personnes attendant les passagers à l'aéroport initial et mettre en place un service de navette pour reconduire ces derniers vers celui-ci.
Devises Le montant des devises que l'on peut emporter ou rapporter d'un voyage n'est pas limité. Cependant, les douanes obligent d'établir une déclaration pour toute somme élevée (se renseigner avant l’embarquement). Quant aux devises à emporter, il est conseillé de se munir à la fois de sa carte de crédit, de travelers et de liquide en petites coupures. Dans nombre de pays, il n'est maintenant plus vraiment nécessaire de prévoir ses devises en $ US, l'Euro faisant très bien l'affaire.
Dommages C'est la mauvaise exécution d'un élément du contrat de transport se traduisant par un préjudice pour l'usager. La plupart du temps le règlement s'effectue par un accord à l'amiable avec la compagnie ou l'agence responsable. Pour les cas graves, par contre, le différend ne peut souvent être réglé que par une procédure judiciaire longue et coûteuse. Dans ce cas, c'est au plaignant de faire la preuve du préjudice.
Embarquement des passagers Une fois terminées les formalités d'enregistrement auprès de la compagnie, on doit se diriger vers la salle d'embarquement. Le numéro de celle-ci figure sur la carte du même nom remise lors de l'enregistrement.
 
Pour embarquer, on doit alors passer les contrôles (douane, sécurité) muni de cette carte et des documents de voyage nécessaires. Pour les vols internationaux les passagers ont ensuite accès à la zone d'achats hors taxes. Une fois en salle d'embarquement, on doit présenter sa carte d'accès à bord au personnel de la compagnie avant de monter dans l'appareil et s'installer à la place indiquée sur celle-ci.
Enfants et bébés N'occupant généralement pas de siège, les bébés (moins de 2 ans) paient le plus souvent 10 % du prix adulte. Quant aux enfants (moins de 12 ans), ils paient la plupart du temps 100 % en charter, ou bénéficient de réductions chez certaines compagnies régulières (mais pas toutes en "négocié"). Au maximum ces réductions peuvent atteindre 50 %. Entre 4 et 12 ans, ils peuvent aussi voyager seuls (rare en charters) pris en charge par le personnel de cabine.
Grossesse Chaque compagnie propose sa propre réglementation en la matière. Mais, généralement, elles n'acceptent plus à bord les femmes enceintes au delà du 7ème mois.
Handicapés Des dispositions particulières existent. A l'aéroport des accès et des équipements spéciaux (stationnement, bornes d'appel, etc.) Sont prévus de même qu'une assistance gratuite et un embarquement prioritaire. Dans certains cas, des réductions sont également applicables.
Horaires Tous les horaires de départ et d'arrivée sont mentionnés sur le billet; ils font partie intégrante du contrat qui lie la compagnie au passager. Par contre, les guides horaires publiés par la plupart des transporteurs, aéroports, voyagistes ou serveur Internet n'ont qu'une valeur indicative. En tout état de cause, une modification d'horaires intervenant après achat du billet sera (ou devrait être) toujours précisée par courrier ou téléphone par le service réservation du transporteur ou de l'agence de voyages. Par précautions, on peut aussi appeler pour confirmation la veille du départ.
Indemnisation D'après la Loi, on peut obtenir une indemnisation (limitée à certains plafonds) auprès de son transporteur en cas de dommages matériels, perte ou retard conséquent des bagages, annulation, retard aérien et dommages corporels des passagers. Souscrire certaines assurances complémentaires permet d'accroître le montant de ces indemnités.
Liste d'attente Il arrive parfois que la compagnie ou l'agence de voyages ne puissent confirmer une place sur un vol en raison des réservations déjà effectuées par d'autres clients. Si l'on souhaite quand même partir sur ce vol, on se retrouve alors inscrit en liste d'attente et l'on doit attendre qu'une place se libère. Si malgré tout on ne peut embarquer, ni l'agence, ni la compagnie ne sont responsables.
Litiges En cas d'annulation ou de retard du vol, de pertes ou de bagages endommagés, etc., on peut obtenir réparation. Il faut alors adresser par écrit une réclamation à la compagnie ou à l'agence ayant vendu le billet.
Objets précieux A garder avec soi en cabine car en cas de perte la responsabilité du transporteur est très limitée. Et si le contrat habituel d'assurances ne couvre pas la perte ou le vol de tels objets, il est alors nécessaire de souscrire une garantie complémentaire. Ne pas oublier les justificatifs d'achat afin d'éviter les problèmes lors des passages en douane, ni d'établir une déclaration si leur valeur est supérieure au montant légalement autorisé pour la franchise.
Passeport Hormis pour l'Union Européenne, plus quelques pays européens proches, et dans le cas de voyages organisés à destination de pays touristiques (Turquie, Maroc, etc) pour lesquels la carte d'identité ou un passeport périmé depuis moins de 5 ans est suffisant, un passeport en cours de validité est nécessaire. Certains pays exigent même que cette validité soit effective 6 mois après la date d'entrée ou de sortie de leur territoire. Les enfants de moins de 15 ans peuvent figurer sur le passeport de leurs parents.
Prestations à bord d’un aéronef  Hormis avec les compagnies "à bas prix" où tout est payant à bord, selon les transporteurs, les vols et la classe dans laquelle on voyage sont offerts gratuitement à bord diverses prestations : repas, boissons, journaux, etc. Toutefois, en classe Eco, certaines choses telles les boissons alcoolisées peuvent parfois être payantes.
 
On peut également bénéficier pour la plupart des liaisons régulières long-courrier de repas spéciaux (végétarien, sans sel, etc.) Si l'on en fait la demande lors de la réservation ou au plus tard 24 heures avant le départ. En long ou moyen-courrier des programmes TV, films, musique sont également à disposition des passagers, tout comme de plus en plus le téléphone, le web ou le fax.
Réclamations Dans tous les cas, elles sont à effectuer sous un mois après la date retour, le cas échéant par lettre recommandée avec accusé de réception adressée à l'agence qui a vendu les prestations. Si les problèmes ont eu lieu pendant le voyage, il est préférable d'avoir en sa possession un maximum de preuves attestant de sa bonne foi. Ceci dit, même si un arrangement à l'amiable est envisagé, le règlement d'un litige peut souvent prendre pas mal de temps.
Re-confirmation de vol Il est en principe obligatoire de re-confirmer auprès du transporteur son vol retour dans les 72 heures avant le décollage sous peine de se voir, le cas échéant, annuler sa réservation.
Refus d'embarquement Si le motif est lié à la pratique du surbooking, la compagnie est tenue, en vol régulier, de verser des compensations. Par contre si le refus repose sur le non-respect de l'heure limite d'enregistrement, un comportement incorrect, la non re-confirmation ou toutes autres raisons légitimes, il ne peut y avoir de dédommagements.
Remboursement Attention tout n'est pas remboursable, sauf si l'on voyage à plein tarif. En cas d'annulation d'un billet plein tarif en vol régulier, il faut retourner celui-ci au plus tard 30 jours après la date limite de validité pour obtenir son remboursement. Les billets à tarifs réduits ou promotionnels sont généralement soumis à des conditions particulières de remboursement, et ne sont d'ailleurs remboursables que si l'on a souscrit une assurance annulation.
 
Pour ce qui est des charters, là aussi, le remboursement complet ou partiel ne peut être obtenu que si l'on a souscrit un contrat d'assurance incluant le motif de l'annulation. Ne pas oublier que la déclaration d'annulation est à faire généralement sous les 5 jours, avec parfois un avis sous les 24 heures suivant l'événement ayant entraîné l'annulation. Par contre en cas de perte ou de vol du billet pas de dédommagement à attendre et l'on doit acheter un nouveau billet.
 
Remise des billets Les billets ne sont pas systématiquement délivrés de suite par les agences. Très souvent, en régulier, ils ne sont disponibles sur place que quelques jours avant le départ; et sous certaines conditions ils peuvent être aussi envoyés par courrier. Par contre pour les charters, les compagnies "à bas prix" et même de plus en plus de compagnies régulières, il n'est délivré la plupart du temps qu'une convocation pour l'aéroport qui permettra juste avant de partir de retirer son titre de transport ou d'embarquement au comptoir du voyagiste ou du transporteur.
Réservation ou Résa Place effective sur un vol déterminé (jour, date, numéro de vol) à partir du moment où le billet est payé. Lorsqu'un client choisit un billet pour une destination quelconque auprès d'une agence de voyages, celle-ci va d'abord vérifier qu'il reste des places soit, s'il s'agit d'un vol charter, auprès du tour-opérateur qui affrété l'avion, soit auprès de la compagnie s'il s'agit d'une liaison régulière.
 
En cas de places disponibles, si le client est toujours décidé, l'agence fera alors une réservation ferme. S'il y a hésitation de celui-ci, elle peut poser une option jusqu'à une date proche. Dans ce dernier cas, la place est alors bloquée et ne peut-être proposée à quelqu'un d'autre jusqu'à la date choisie. Toutefois, si ce système se pratique généralement sans problèmes avec les compagnies régulières, en charters les options ne sont pas toujours autorisées, notamment en période de pointe et sur les destinations fortement demandées.
Responsabilité C’est maintenant l'agence qui a vendu la ou les prestations au client qui est entièrement responsable en cas de litiges. Cette loi stipule que c'est uniquement la responsabilité civile de celle-ci qui doit être mise en cause lors de problèmes, même s'il y a erreur d'un sous-traitant ou d'un intermédiaire (aéroport, transporteur hors disposition légale, etc...).
 
Très souvent, dans la pratique, la plupart des difficultés se règlent à l'amiable. Mais, si l'on souhaite entamer une procédure devant les tribunaux, il faut donc obligatoirement se retourner contre le point de vente de son achat qui, lui même, devra poursuivre les responsables directs afin de récupérer les dédommagements qu'il pourrait avoir déjà versé. Dans tous les cas, c'est le contrat qui accompagne chaque vente qui fait office de référence.
Retard ou report du vol Il faut que le retard ou le report soit "important" pour être pris en considération. A partir de 2 heures (vols de moins de 1 500 km), 3 heures (1 500/3 500 km) ou 4 heures (vols de plus de 3 500 km) vous pouvez exiger sur le moment divers services de la part du transporteur (boissons, repas, hébergement, etc). Et à partir de 5 heures de retard vous avez droit au remboursement de votre billet. En cas de grève ou pour des retards/reports liés à des questions de sécurité le transporteur peut toutefois dégager sa responsabilité.
Retards aériens  les raisons Les raisons : augmentation du trafic, aéroports, espace et contrôle aériens saturés, intervenants multiples, priorités militaires, problèmes météo, retards des voyageurs, départs en masse à certaines dates, rotations multiples d'un même appareil le même jour, etc. Bref, il est assez fréquent qu'un avion décolle avec 10 ou 15 minutes de retard.
Surbooking C'est la vente de plus de places qu'il n'y en a de disponibles dans un avion, ce qui fait que certains passagers ne peuvent embarquer. C'est une pratique couramment employée par les compagnies aériennes. Pour diminuer les risques, mieux vaut donc arriver à l'heure à sa convocation. Lors de surbook, le voyageur lésé a droit à un dédommagement.
 
En vol régulier, si l'on est victime de surbook et l'on possède un billet marqué "OK", on peut exiger un hébergement aux frais du transporteur ou/et un transfert sur un autre vol, de même que des indemnités (demandez une confirmation écrite).
 
Ainsi, tout passager refusé par un transporteur peut bénéficier, s'il s'est bien présenté à l'heure à l'enregistrement, d'une indemnisation. Cette indemnité ne peut être payée qu'en "argent" et non en bons d'achats ou crédits de vols à venir. On peut de plus exiger le remboursement sans frais de son trajet et, si on le souhaite, demander également un dédommagement supplémentaire en passant devant les tribunaux.
Tarifs aériens L'époque étant à la concurrence et à la déréglementation, ceux-ci peuvent parfois rapidement fluctuer pour un même billet sur une même desserte. Pour de nombreuses destinations, les passagers peuvent choisir entre les tarifs vols réguliers, "low-cost" et charters, plus le cas échéant les offres promotionnelles ponctuelles proposées aussi bien par les compagnies que les voyagistes.
 
En vols réguliers, en plus des pleins tarifs correspondant en gros aux classes Economique, Affaires et Première, on trouve bien sûr des tarifs négociés pour toutes ces classes, plus des réductions réservées à certaines catégories de passagers (jeunes, retraités, famille, couple, etc.). Bien entendu, selon les tarifications, les conditions d'utilisation du billet mais aussi les divers services et avantages à bord seront différents.
Taxe d'aéroport A acquitter à l'enregistrement des bagages lorsqu'on quitte un aéroport. Montant très variable selon les endroits et les compagnies. A savoir aussi : pas de taxe pour les transits et la somme à débourser peut déjà être incluse dans le prix du billet
Terminal Les gros aéroports disposent de différents terminaux réservés chacun à différentes compagnies et à leurs comptoirs.
Urgences Pour motifs graves, le commandant de bord est habilité à prendre toutes mesures susceptibles de sauvegarder la sécurité d'un ou de l'ensemble des passagers : retour à l'aéroport de départ, atterrissage d'urgence, déroutement, etc.
Validité des billets C'est l'un des principaux critères justifiant les différences de prix pour une même classe auprès d'une même compagnie. En général, plus la validité est large, plus c'est cher. Minimum 1 jour, maximum 1 an.
Véhicules Autos et motos peuvent être transportées sur le même vol que leurs propriétaires lorsqu'il s'agit d'avions de grande capacité. Le nombre de véhicules étant toutefois souvent limité, il est conseillé de contacter le transporteur assez longtemps à l'avance.

                                                                                        Source:http://www.logistiqueconseil.org
 

1 mai 2012

La stratégie logistique

La stratégie logistique n'est pas un être à part déconnecté de l'entreprise, bien au contraire. La stratégie logistique s'intègre dans la stratégie de l'entreprise. Il ne peut pas y avoir de stratégie logistique s’il n'y a pas de stratégie d'entreprise.
La stratégie logistique sera de toute façon l'organisation la mieux adaptée pour pouvoir atteindre les objectifs de l'entreprise. Et connaissant cela, quelles sont les modifications que l’on doit apporter à son organisation actuelle pour y arriver. Ceci implique bien «évidemment qu'une organisation logistique n'est pas figée». Elle se doit d'évoluer en même temps qu'évolue l'entreprise. Et c'est ce qui perturbe le plus nos entreprise françaises. Les américains très en avance sur nous, l'ont déjà compris. Dans leurs entreprises, ils «changent» les méthodes d'organisation tous les ans, mais toujours avec pour objectif de faire mieux par rapport au but qu’ils se sont fixés. En effet, on ne change pas d'un coup de baguette magique les habitudes de travail (qui ont parfois 15 ans ou plus), il faut se fixer un objectif (qui peut évoluer) et des étapes progressives.

30 avr. 2012

Structure et place de la fonction logistique

La fonction logistique par son rôle et sa structure doit permettre à l'entreprise de progresser tant du point de vue opérationnel que du point de vue de sa contribution à la stratégie. Toutes les entreprise n'ont pas encore intégré dans une fonction logistique tout ce qui touche au management de la Supply Chain. En plus cela, une nécessité apparaît avec une double composante, opérationnelle pour gérer le processus logistique, et stratégique pour la prise en compte de la logistique dans la performance globale et pour la conception des configurations logistiques.

C'est une fonction avec des métiers bien spécifiques mais une fonction transversale par toutes les interactions qu'elle est amenée à exercer. Les différents métiers de la chaîne logistique ont fait l'objet d'une définition par l'AFNOR.

Le débat est toujours ouvert pour savoir à quel niveau on doit centraliser la fonction logistique. Dans la pratique, il suffit de mettre la fonction logistique où se trouve l'unité vis-à-vis des clients, des fournisseurs, du flux. Nous pouvons également constater que lorsque la démarche logistique est complètement intégrée par les différents acteurs de l'entreprise, nous ne nous posons plus la question car tout le monde «fait» et participe à la démarche logistique.

Le responsable logistique d'un site de production aura sous sa responsabilité :

le service client,
le service planning,
le service approvisionnement,
le service transport et manutention,
le responsable des systèmes d'information.

Le directeur logistique d'un groupe s'occupera :

d'une partie opérationnelle : consolidation des volumes, plans de charge , affectation des produits aux sites, gestion des stocks communs,
d’une partie méthodologique : définition des standards de fonctionnement, audit des manières de travailler, formation, mise en place d'outils communs, articulation avec les fonctions centrales commerciales, industrielles, techniques, achats,
d’une partie promotion des synergies : gestion des centres logistiques communs, de systèmes communs...
Il disposera d'une palettes d'outils d'évaluation, de mise en commun, de simulation pour l'aider dans ses décisions.

26 avr. 2012

La chaîne logistique

La chaîne logistique est l'ensemble des entreprises interdépendantes (considérées comme les différents maillons de la chaîne) se coordonnant dans la réalisation des activités (approvisionnements, production et distribution) pour assurer la circulation des produits ou services de leur conception à leur fin de vie (service après vente et logistique de retrait).


Les besoins des clients changent, ils attendent de plus en plus un service comprenant un mode particulier de livraison, de réapprovisionnement, de délai, de fiabilité, de sécurité d'approvisionnement, de transfert des données, d'après-vente.

Dans la grande distribution, l’ECR (Efficient Consumer Response) amène tous les producteurs à s'intégrer de plus en plus directement à l'acte de vente du consommateur final, en ce qui concerne les modes de conditionnement, de réapprovisionnement, de prévisions par le biais de techniques de captation de données et de transfert direct.
L'importance de la logistique ne va cesser de croître dans la performance de l'entreprise : accroissement des échanges sur des distances de plus en plus longues, accroissement de la diversité de l'offre, rapidité des délais exigés, modification des localisations de production, alors que dans le même temps, les marges de manœuvre pour gagner en compétitivité se réduisent dans certains des secteurs en matière d'investissements, de différenciation technologique et de productivité.

Dans ce contexte, nous allons appeler la «chaîne logistique» la prise en compte d’un maximum de facteurs pour rationaliser les flux de produits et d'informations et gagner en productivité.

Le domaine de la logistique est vaste puisqu'il s'étend de la conception du produit à sa destruction.
Nous pouvons toutefois distinguer les activités logistiques concernant les flux :

la conception,
l’approvisionnement,
la fabrication,
le conditionnement,
l’emballage,
le groupage/dégroupage,
la conservation,
le stockage,
le déplacement.

Les activités concernant la logistique de soutien sont :

les contrôles,
les diagnostiques,
les réparations,
le démontage/remontage,
l’échange/essais,
le suivi des opérations,
l’appel à la sous-traitance,
la maintenance.

Le tout en tenant compte des différentes contraintes externes (concurrence, normes, règlements) et internes (possibilités techniques, capacité).

Bien sûr, en fonction de l'activité de l'entreprise, la chaîne logistique sera différente. La logistique de soutien par exemple aura beaucoup plus d'importance dans une entreprise qui fabrique des biens d'équipements (électroménager, voiture, ascenseurs) que dans une entreprise de distribution (groupe PROMODES).

Comme nous l'avons vu dans la première partie les activités de flux logistiques sont également divisibles selon qu'il s'agit des flux en amont de la production, des flux de production ou en aval de celle-ci.


Le responsable logistique est garant de l’organisation opérationnelle de l’approvisionnement et de la distribution. Il doit assurer la meilleure qualité de service au client en optimisant les coûts logistiques. Le responsable logistique organise et gère donc les flux physiques (du fournisseur au client) et d’information (commandes, facturation, programme de production, ordre d’approvisionnement) selon la politique industrielle. Sur la base des prévisions commerciales et en collaboration avec la direction des ventes, il supervise le service clients. Puis il contrôle que le plan de production puis le conditionnement, le stockage et enfin la distribution s’enchaînent sans rupture de stock et dans le respect des règles (chaîne du froid, conditionnement, etc.). Avec les responsables clients, il cherche à optimiser la gestion des stocks, les coûts d’acheminement et la collecte d’informations sur la qualité du service rendu. Sous forme de tableaux de bord, il mesure par exemple les taux de rupture, la ponctualité des livraisons, etc. Dans son environnement de travail, le responsable logistique est en contact permanent avec les responsables des services situés à l’interface : achats et production, financier, marketing, commercial, recherche et développement, qualité, informatique. L’organisation transversale de la logistique tend à se substituer au schéma traditionnel des approvisionnements chapeautés par le service achats, et de la distribution physique couverte par la direction de production, ou une direction logistique uniquement axée sur la livraison.

 
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